Sami Ben Abdallah: l’affaire de l’interdiction de quitter le territoire

Rappel des faits :

Je devais prendre l’avion Tunis-Paris à 18h45 le mardi 6 septembre 2011. Après 2 heures d’attente, la police des frontières et des étrangers m’a informé que j’étais interdit de quitter le territoire tunisien et m’a remis une convocation afin de se présenter à la Brigade Criminelle dans les plus brefs délais. Le Mercredi 7 Septembre 2011, je me suis présenté à la criminelle et j’ai vécu une journée tragicomique. A la fin de la journée, la police criminelle m’a informé que l’interdiction de quitter le territoire tunisien a été levée. Récit des dessous d’une arrestation politique déguisée en une banale affaire de droit commun.

Dans les locaux de la Brigade criminelle :

Mercredi 7 septembre 2011 :

de 11h à 12h:

A 11h, je me présente à l’interrogatoire. L’enquêteur m’informe que l’objet de la plainte porte sur des SMS injurieux que j’ai échangés des jours avant avec une autre personne.

J’insiste auprès de l’enquêteur :

« c’est que des SMS injurieux ? ».

Réponse : oui.

L’enquêteur me montre le PV des SMS que j’ai émis. Il m’informe des faits suivants :

  • Le plaignant a déposé sa plainte auprès du procureur de la république le samedi 3 septembre 2011.
  • Le 4 septembre 2011 étant un dimanche, le plaignant a été entendu le lundi 5 Septembre 2011 et « ils » ont décidé de confier l’enquête à la Brigade criminelle. Or cette enquête aurait dû et pu être instruite par une brigade quelconque vu le caractère anodin de la plainte.
  • Une interdiction de quitter le territoire tunisien a été émise à mon encontre dés le lundi 5 septembre 201. Ce n’était pas la décision d’un juge mais du Ministère de l’Intérieur.
  • Dés le lundi 5 septembre 2011, la brigade criminelle a contacté mon operateur téléphonique tunisien et a obtenu tous les appels émis durant mes vacances.

Dés que l’enquêteur m’a annoncé ces faits, j’ai compris que l’affaire était politique et déguisée en une affaire de droit commun. Car il n’y a rien qui explique ou justifie ces mesures exceptionnelles. »Ils » lui ont demandé de déposer une plainte et ils se sont chargés du reste.

Or, des jours avant, prévoyant un « coup tordu », j’ai constaté les SMS que j’ai reçus du plaignant chez un huissier de justice. Je n’ai fait que répondre aux SMS injurieux reçus par d’autres. Je les ai montrés à l’enquêteur. Dés 12h, l’affaire était close.

« Si je n’ai pas cité le plaignant, c’est car il n’était qu’un simple détail dans une affaire d’une telle envergure. N’eût été l’action machiavélique de milieux de l’ombre et de 2 Ministres, jamais une telle plainte n’aurait eu pareilles suites. »Ils » lui ont demandé de déposer une plainte et de leur communiquer son numéro. Dés qu’ils  l’ont eu,ce sont eux  et leurs « poulets » au Ministère de l’intérieur qui ont déclenché ces mesures exceptionnelles. Et quand leur plan est tombé dans l’eau,ils l’ont lâché »

De 12h à 19h :

L’enquêteur m’a informé que je n’étais pas en état d’arrestation mais que je devais encore patienter dans les locaux de la police criminelle. J’a quitté ces derniers vers 19H et le chef de la Criminelle en personne m’a informé que je ne faisais plus l’objet d’une interdiction de quitter le territoire. De 12h à 19h,je suis resté dans le bureau de l’enquêteur.

A 17h, un évènement décisif 

Vers 17h, alors que j’étais dans le bureau de l’enquêteur, un responsable de la Brigade criminelle est venu me voir pour m’interroger sur mes liens avec des journalistes français ? « Tu es bien l’internaute ? Connais-tu des journalistes français ? ». J’ai été plutôt évasif dans mes réponses. Il a lâché : « sur internet, on ne parle que de toi ». Plus tard, j’ai compris que ce qui les a fortement dérangés, c’est que Mediapart et Lyon capital évoque mon cas vers 15h. Ils ont aussi passé du temps à examiner le PV recensant les 30 SMS insultants que j’ai reçu et auxquels j’ai répondu. Je leur ai précisé que j’avais 3 exemplaires dont un chez mon avocat.

« Plus tard,j’ai appris aussi que des responsables officiels français suivaient l’évolution de ma situation. Je les en remercie »

Le responsable de la Criminelle était assez gêné et m’a déclaré : « si des journalistes te contactait, tu devrais leur dire qu’il s’agit d’un simple contrôle. Tu n’es pas en état d’arrestation ».

A partir de 17h, j’ai compris que j’allais être libéré et que le plan de départ qui était prévu était tombé dans l’eau. Je le dis car si les medias n’avaient pas évoqué mon cas et s je n’avais pas consigné tous les SMS que j’ai reçu dans un PV de huissier, j’aurai pu passer quelques jours en garde à vue et on m’aurait fabriqué d’autres affaires.

Plus tard,j’ai compris que Kamel Eltaief et ses poulets au Ministère de l’intérieur m’avaient préparé tout un plan d’enfer dés le début du mois de septembre: Outre l’affaire bidon des SMS,des journaux et des sites webs à la solde de Kamel Eltaief m’ont réservé une campagne de dénigrent durant 2 mois et d’autres coups bas.

Du Jeudi 8 septembre 2011 au vendredi 16 septembre 2011

Je ne suis rentré en France que le vendredi 16 septembre 2011. Avant cette date, des « intermédiaires » m’ont contacté afin que je fasse certaines déclarations. J’ai refusé de le faire. En effet, plusieurs medias avaient fait le lien entre mon arrestation et des articles que j’ai écris et qui ont fortement déplu au principal conseiller politique de Bej Cad Essebsi : Kamel Eltaief.

J’ai subi des pressions énormes fin que je me taise ou je change la ligne Editorial de mon Blog. Et ils ont voulu même me piéger en me faisant des « propositions financières ».

« Ils » ont voulu même me coller des affaires de chantage. L’hotelier Mohamed Idriss a fait tomber leurs plans dans l’eau en me faisant parvenir un témoignage qui dévoile leurs plans.

 J’ai déposé une plainte contre le plaignant

J’ai déposé une plainte contre le plaignant en montrant le PV des SMS insultants que j’ai reçus (une trentaine). La police criminelle l’a convoqué et elle été obligée d’instruire une plainte contre lui qui est toujours en cours.

Depuis cette affaire,ce plaignant  passe son temps à voler et  plagier le contenu de mon  Blog et à mentir sur mon compte. Je n’ai jamais voulu lui répondre.Il a l’habitude du mensonge. Il s’est inventé un passé d’opposant sous Ben Ali. Que des mensonges. Il veut se faire un nom en me citant et cette histoire est devenue son « fond de commerce »…

Sur facebook qu’il squatte 24/24, il passe sa journée à voler des Statuts  d’autres pages, des articles et des vidéos et se les approprier.

Même Kamel Eltaief,son mentor, a fini par se débarasser  de lui après s’être servi de lui…

Témoignage accablant d’Ahmed Manai.

Ahmed Manai est l’auteur de Supplice tunisien,le jardin Secret du général Ben Ali. A ma demande,il m’a fait parvenir ce témoignage légalisé. Le plaignant a même menti sur le compte d’Ahmed Manai…

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Kamel Eltaief

J’avais vu Kamel Eltaief  –à sa demande- deux fois à Tunis. La première rencontre s’est déroulée vers la fin d’Aout 2011. La seconde s’est déroulée le 6 septembre 2011 sous son insistance. On était en tête à tête contrairement à la première rencontre et l’ambiance était assez tendue.

« En Septembre 2011, tout le personnel politique que comptait la Tunisie se « prosternait » devant Kamel Eltaief qui était à l’apogée de son pouvoir.Il avait réactivé tous ses réseaux auprès des « poulets » et Habib Essid,le Ministre de l’Intérieur, le consultait quotidiennement. Le même Kamel Eltaief ne m’a pas pardonné le fait que je lui ai tenu tête et que j’ai refusé les propositions qu’il m’a faites lors de notre second rendez-vous. »

Dés mon retour en France, j’ai constaté que j’étais l’objet d’une campagne de dénigrement sur des sites qui prenaient la défense de Kamel Eltaief et où j’ai été traité « d’agent du Mossad » et d’autres qualificatifs.

Des enregistrements de conversations téléphoniques privées que j’ai faites à Tunis ont été publiées par des anonymes sur le web. On m’a donc mis sous écoute à Tunis et enregistré mes conversations. Et les services de tout un Etat ( une vraie maffia) se sont mobilisés pour « avoir ma tête ».

J’ai fini par déposer une plainte en Tunisie contre le Ministre de l’Intérieur M.Habb Essid (qui se trouve être un proche de Kamel Eltaief) et j’ai également déposé une plainte en France pour violation de secret de correspondance et mise en danger de personne.

Durant des mois, Kamel Eltaief,son comparse Beji Caid Essebsi et d’autres « poulets » avaient cherché à avoir ma tête. J’ai fait de la résistance et je suis toujours debout.

La cassette de Kamel Eltaief à Ben Ali

 Parmis les raisons qui ont ete à l’origine de la colère de Kamel Eltaief,je peux citer la diffusion de la cassette qu’il a envoyée à Ben Ali en 1992 et qui a fait couler beaucoup d’encre. Cette Cassette renseigne sur une partie importante de l’Histoire de la Tunisie. Durant des mois, Kamel Eltaief m’a tenu responsable de sa diffusion qui lui a fortement nui.

 Je ne compte pas m’étendre sur ce sujet. La cassette est authentique. Le même Kamel Eltaief sait aussi que l’intégralité de cette cassette n’a pas été encore diffusée. Il y a d’autres cassettes aussi…

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