De Bourguiba à Ben Ali,la célèbre affaire des « bijoux » de Wassila Ben Ammar

Des Tunisiens et des Tunisiennes se montrent de plus en plus surpris en découvrant les fortunes accumulées par les Trabelsis et les proches de Ben Ali. Tous disent d’une même voix : « on ne savait pas et on n’imaginait pas que la corruption ait pu atteindre de tels sommets »

Pourtant Ben Ali n’a pas inventé l’eau chaude en matière de corruption. Il a trouvé des traditions politiques instituées par Bourguiba, il les a maintenues. Parfois il a perfectionnées et pourries encore ces traditions, mais il n’a rien inventé. Ce sont là les faits. C’est l’Histoire de la Tunisie qui l’enseigne…

D’ailleurs, Le Monde Diplomatique écrivait en 1975 au sujet de la Tunisie de Bourguiba :

 Rarement trafics, corruption, dilapidation des deniers publics, ont pris une telle ampleur. Beaucoup spéculent, notamment dans le bâtiment et l’immobilier, d’autres importent tapis, bijoux, diamants, sous le couvert de la valise diplomatique ; l’un profite de sa position pour vendre à tous les hôtels et hôpitaux du pays les tableaux de sa femme, artiste-peintre, paraît-il ;  tel autre, moyennant juste rétribution, abandonne à un pays voisin une partie des eaux territoriales ; d’autres encore revendent des  villas de fonction, s’attribuent gratuitement des terrains de la municipalité qu’ils président, confisquent des usines de conserves appartenant à l’Office national des pêches.

Il arrive, parfois qu’un trafic soit découvert… par Interpol ; on se hâte de l’étouffer en désignant un bouc émissaire. Tel le récent scandale des douanes : pendant plus de quatre ans, des camions transcontinentaux, chargés de toutes sortes de marchandises (téléviseurs, machines à laver, mobylettes…) ont pu clandestinement débarquer au port de Tunis, en sortir, décharger leur cargaison et repartir tout aussi secrètement vers l’Europe ; de très hautes personnalités seraient impliquées ; mais depuis l’arrestation de quelques réceptionnistes et autres agents subalternes, l’affaire paraît entendue.

Certaines personnes disent « Mais Bourguiba ne s’est pas enrichi… ».

Cet argument est assez discutable car encore faut-il s’accorder sur ce que c’est exactement un enrichissement en politique. Bourguiba considérait que toute la Tunisie lui appartenait, que sa légitimité historique le mettait au dessus de toute Constitution et par conséquent au dessus des lois. La Tunisie était chez lui. Le Budget de l’Etat aussi.

Faut-il aussi souligner que beaucoup de proches de Bourguiba et de sa femme se sont enrichis et ont ramassé des fortunes sur le dos des Tunisiens ? (Comment ont-ils pu s’enrichir autant?)

« Ceux qui ne comprennent pas leur Histoire (ou font semblant) sont condamnés à la revivre »

Beaucoup de ministres de Bourguiba se sont considérablement enrichis.  Ils devraient expliquer par exemple au peuple : comment peut-on acheter des appartements dont le prix avoisinerait le million d’euros dans les luxueux arrondissements parisiens avec la retraite d’un ministre ?

Bourguiba le savait et s’en accommodait car ainsi ils ne pouvaient pas contester ainsi sa stature politique. Ben Ali savait que certains de ses ministres étaient des corrompus et touchaient des commissions. Il laissait faire comme Bourguiba.

Le Blog de Sami Ben Abdallah met en ligne un document historique rare et délicat. Il revient sur la seconde affaire des bijoux à laquelle a été mêlée Wassila Ben Ammar Epouse Bourguiba (la première affaire étant celle des Bijoux du dernier Bey de Tunisie). Une autre femme était impliquée dans cette affaire des Bijoux. Il s’agit de Sophie Belhessine, femme extrêmement puissante au milieu des années 80 en Tunisie.

 


Lire l’enquête de Sami Ben Abdallah sur le régime de Bourguiba

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