Plainte contre Beji Beji Caid Essebsi, Kamel Eltaief peut-il le sauver de la justice?

Beji Caid Essebsi a voulu prendre un rendez-vous avec l’histoire en concluant un accord politique secret avec Ennahdha qui fera de lui un président de la république aux lendemains des élections de la Constituante du 23 octobre 2011. Cependant, après avoir préparé le terrain aux islamistes, ces derniers l’ont lâché et ont désigné Moncef Marzouki à sa place.

Après avoir raté son rendez-vous avec l’Histoire, il ne doit pas surtout rater son rendez-vous avec un juge d’instruction suite à la plainte qui a été déposée contre lui pour torture et homicide volontaire.

A moins que Kamel Eltaief, son principal Conseiller politique et soutien, le sauve de la justice tunisienne…

L’hebdomadaire tunisien Assabah Al Asboui du 6 février 2012 est revenu sur la plainte qui vise Beji Caid Essebsi tout comme l’hebdomadaire Al Oula  en octobre 2011. 

RAPPEL DES FAITS:

En octobre 2011, un avocat tunisien a déposé  une plainte pour torture et homicide volontaire contre Beji Caid Essebsi. A 85 ans, ce dernier doit faire face à son terrible passé sous Bourguiba. Beji Caid Essebsi a passé à ses débuts 13 ans au Ministère de l’Intérieur en Tunisie (de 1956 à 1969) où il s’est fait remarquer par la répression qu’il a cautionnée en tant que Directeur de la Commission politique au Ministère de l’Intérieur jusqu’à 1962, Directeur de la sureté jusqu’à juin 1965 et Ministre de l’Intérieur jusqu’à 1969.

Le texte de la plainte contre Beji Caid Essebsi

Plainte contre Beji Caid Essebsi pour torture et homicide volontaire

Plainte contre Beji Caid Essebsi pour torture et homicide volontaire

Sabatt Edhlam est un triste lieu de torture sous Bourguiba. C’est un vieux local, labytrinthe de galeries et de couloirs, de trappes, de puits et de caves, situé rue de l’Obscurité ou «Sabatt Edhlam», dans la Médina de Tunis. On y accède par le boulevard Bab- Benat, via rue Bir Lahjar.

Ce local est en fait un lugubre traquenard. Il attend et accueille ses proies dans le noir, l’obscurité effrayante et le silence angoissant. On ne peut mieux choisir pour abriter des chambres de torture.

De ce quartier général (Q.G.) sinistre et macabre où les «visiteurs» sont pratiquement happés, on ne sort jamais. Le trébuchet se referme impitoyablement. Parfois le voisinage entend des hurlements inhumains de douleur et des cris atroces de frayeur. Parfois des âniers font sortir de ce lieu sinistre de gros sacs maculés de sang qu’ils chargent sur leur âne.

Le témoignage d’Ali Ben Salem,opposant historique de Bourguba

Le témoignage de l’Historien Amira Aleya Sghaier

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