Services secrets: révélations Bourguiba et ses Ministres

Des ministres de Habib Bourguiba étaient des « honorables correspondants » de services de renseignements érangers.

Honorable correspondant veut dire dans le jargon du renseignement politique un indicateur ou une taupe.

Ce sont Roger Faligot et Rémi Kauffer  2 des meilleurs spécialistes du renseignement politique français qui l’écrivent noir sur blanc dans leur ouvrage « Le Croissant et la croix gammée : Les Secrets de l’alliance entre l’Islam et le nazisme d’Hitler à nos jours.

Cet ouvrage est extrêmement rare. A sa parution, plusieurs pays dont les responsables sont cités dans cet ouvrage l’ont acheté en grand nombre afin que les lecteurs ne puissent pas prendre connaissance des informations explosives qu’il contient. ( Le prix de cet ouvrage chez les collectionneurs est à partir de 500€)

Roger Faligot et Rémi Kauffer consacrent 2 chapitre à la Tunisie et révèlent même les noms de code de plusieurs ministres de Bourguiba et des proches de Wassila Ben Ammar qui ont été recrutés par des services d’espionnage.

Il s’agit d’un sujet des plus tabous en Tunisie. Pourtant, certains hommes politiques tunisiens ou certains responsables des services de sécurité et des opposants en vue (ou des militant(e)s des droits de l’Homme ou des journalistes) sont des « honorables correspondants » de services de renseignement étrangers. C’est un secret de polichinelle.

Plusieurs activistes politiques vivant à l’étranger avaient des connexions avec des services de sécurité étrangers. Outre les français, les services allemands, suisses et Américains qui collaborent avec les services canadiens entretenaient des contacts réguliers avec ces activistes. Les rencontres se faisaient souvent dans des cafés quelconques ou via des « honorables correspondants ». La prise de contact se fait souvent par une demande anodine de renseignement sur la situation administrative d’untel ou untelle. Puis, les contacts deviennent réguliers (souvent hebdomadaire).

Par le passé, pour avoir révélé le nom d’un « pseudo opposant » vivant en France qui roule pour les « services européens et Tunisiens »,ce dernier m’avait poursuivi par sa vindicte (aidé par d’autres). Après la chute de Ben Ali,il est rentré en Tunisie pour lancer son  journal là-bas. Il a été récupéré par des « super poulets » qui le protègent en cachant son dossier dans les archives de la police politique.

Les services tunisiens savaient souvent la réalité de ces contacts et recrutaient à leur tour parmi les rangs des activistes politiques à l’intérieur de la Tunisie. C’est ce qui explique que les archives de la police politique n’ont pas été exposées au grand public en Tunisie.

BDTECHIE