La vérité sur le militantisme de Moncef Marzouki sous Bourguiba

Moncef Marzouki répète toujours et inlassablement qu’il a consacré toute sa vie à la défense des Droits de l’Homme. Pourtant, la vérité est toute autre.

Né en 1945, sa priorité jusqu’à 1981 était d’abord sa vie personnelle et professionnelle en France. C’est à son retour en Tunisie qu’il a commencé à participer à la vie politique en Tunisie en publiant des articles au journal Erray (l’opinion). La Tunisie vivat alors une sorte d’ouverture politique aux lendemains des élections de 1981 où Habib Bourguiba autorisa le Multipartisme.

 S’il se présentait comme « un homme de Gauche », Marzouki était souvent gêné d’expliquer l’absence de tout militantisme jusqu’à 1981. D’autant plus que la Gauche tunisienne a vécu de grands procès à partir de 1966 et où des jeunes de sa génération ont été condamnés à plus de 10 ans de prison (les procès de Perspectives,ceux des syndicalistes..etc. Lire ci-dessous).

 Les Militants de la gauche qui ont pu échapper à la répression de Bourguba se sont exilés en France pour fonder l’organisation Al ämil Ettounssi (L’ouvrier tunisien) au début des années 1970 ou des Comités de défense des prisonniers en Tunisie. Là encore, on ne retrouve aucune trace du militantisme de Moncef Marzouki.

Ceux qui se rappellent de ses débuts dans les années 80, décrivent  un homme aux idées politiques confuses qui sont un mélange de la Gauche et du Nationalisme arabe. « C’était un homme trop pressé se rappelle un militant ». Et d‘ajouter : « tout ce qui comptait pour lui était d’être Président et d’avoir du pouvoir. Il était assez gêné quad on lui posait la question sur sa non-participation aux luttes de la jeunesse tunisienne sous Bourguiba ».

 Son Cv judiciaire sous Bourguba se résume à un interrogatoire d’une heure et trente minutes dans un poste de police. Rien à avoir avec les leaders de la Gauche tunisienne dont plusieurs d’entre eux ont passé plus de 10 ans de prison sous Bourguiba

 « CV » judiciaire de Moncef Marzouki

sous Bourguiba

 1- Amende: Première condamnation par le tribunal de Tunis pour diffamation et diffusion de fausses nouvelle en 1984 (amende). Il s’agissait de punir un article paru dans une revue Démocratique.

 2- Interdiction du livre ‘’ Laisse mon pays s’éveiller ‘’, plaidoyer pour la Démocratie, paru à Tunis en 1986(édition du Maghreb arabe). Comparution à trois reprises devant le tribunal de Tunis. Non-lieu en 1987, après la déposition de l’ancien président.

Si Moncef Marzouki aimait autant les « droits de l’Homme » pour les « droits de l’homme »,

Pourquoi n’a-t-il pas participé aux luttes politiques des jeunes de sa  génération sous Bourguiba?


BDTECHIE