Les pauvres vont payer la facture de la révolution en Tunisie

Alors que sous Ben Ali, des dizaines d’hommes d’affaires tunisiens se seraient constitués des fortunes se chiffrant à des centaines de milliards grâce à son système, seul l’homme d’affaire Khaled Kobbi a été arrêté et emprisonné depuis la fuite de Ben Ali.

Mieux encore, selon le projet de Budget de l’Etat pour 2012 qui sera validé inévitablement, il y aura un prélèvement de 4 journées de travail sur les salaires des agents des secteurs public et privé comme une contribution exceptionnelle au budget.

Pourtant, en 2004, une liste de 127 hommes d’affaire tunisiens avait circulé dans le tout Tunis. Ces 127 hommes d’affaires ont bénéficié de crédits de l’Etat se chiffrant à des dizaines de milliards.

Cependant, seul l’homme d’affaire Khaled Kobbi a été arrêté et emprisonné depuis la chute de Ben Ali. Par conséquent, c’est la classe moyenne et pauvre en Tunisie qui paiera la « facture de la révolution ».

Jusqu’au 14 janvier 2011, des centaines d’opposants tunisiens (Islamistes,de Gauche…etc) ne faisaient que parler de la corruption en Tunisie. Depuis la chute de Ben Ali, les mêmes se sont tus. Et quand ils parlent de la corruption, c’est pour dénoncer uniquement Zine Ben Ali et Leila Trabelsi. On dirait, en Tunisie,il n’y a eu que 2 Tunisiens corrompus et 10 millions de Tunisiens intègres. Le seul « grand » homme d’affaire qui a été arrêté est Khaled Kobbi. Mais où sont passés les autres?

4 journées de travail sur les salaires des agents des secteurs public et privé comme une contribution exceptionnelle au budget? C’est donc la classe moyenne et pauvre en Tunisie qui paiera la « facture de la révolution ».

Quant à ceux qui l’ont fait (les familles des martyrs et des blessés de la révolution), ils dénoncent la négligence dont ils font l’objet et le retard des miettes sous formes de compensations que le gouvernement va leur verser.

Cliquez ICI pour consulter la liste des hommes d’affaires tunisiens (publiée par Tunisnews et d’autres sites) qui ont bénéficié de gros crédits sous Ben Ali

 

BDTECHIE