Hamed Karoui avant et après la chute de Ben Ali

Hamed Karoui :

Membre du bureau politique du RCD:  du 13 avril 1989 jusqu’au 5 septembre 2008.

Vice-président du RCD dès le 9 octobre 1989 puis Premier vice-président du RCD du 26 janvier 2001 au 5 septembre 2008.

Sous Bourguiba : Ministre de la Jeunesse et des Sports du 7 avril 1986 au 27 octobre 1987

Sous Ben Ali :

Ministre délégué auprès du Premier ministre en tant que directeur du PSD (rebaptisé RCD en 1988), Ministre de la Justice le 24 juillet 1988. Il conserve ce portefeuille jusqu’à sa nomination en tant que Premier ministre le 27 septembre 1989, en remplacement d’Hédi Baccouche, fonction qu’il occupe durant dix ans, jusqu’au 17 novembre 1999, date à laquelle il est remplacé par Mohamed Ghannouchi.

Avant la chute de Ben Ali

Interviewé par le site Leaders de Taoufik Hbaieb (ancien agent de Communication des Trabelsis) Hamed Karoui est revenu sur sa retraite politique.

Extrait de ses déclarations (publiées le 25 Novembre 2010) :

« Mes vrais Mémoires, elles se résument aujourd’hui en une seule phrase: heureux, mais vraiment très heureux, de voir aujourd’hui les Tunisiens accéder à ce niveau d’éducation, de savoir, de bien-être et de prospérité dans une Tunisie qui, grâce au Président Ben Ali, vogue harmonieusement de succès en triomphe».(fin)

Après la chute de Ben Ali:

Réagissant aux informations de Maghreb Confidentiel (liste payante connue pour être proche des services de sécurité européens et généralement bien informée) qui a dévoilé ses nouveaux liens très solides avec Hamedi Jebali qui l’a pris comme un Conseiller politique dans les coulisses) M.Hamed Karoui a réagit dans les médias tunisiens :

Extrait de ses déclarations (publiées le 28 Novembre 2011) soit 1 an après..:

« À la question quelles sont vos relations avec les membres d’Ennahdha, le Dr. Hamed Karoui a bien voulu préciser :

 Oui, on écrit et on dit n’importe quoi. En fait, Si Hamadi Jebali a rapporté dans un magazine tunisien que nous nous étions connus en 1981, que nous nous sommes retrouvés en 1989 après les élections présidentielles et législatives et encore au lendemain du 14 janvier, après l’avènement de la révolution.

Nous considérons l’un et l’autre que militants de partis différents, nous ne sommes pas pour autant des ennemis, nous sommes au contraire enfants de Tunisie, ce qui fait que nous avons beaucoup d’estime l’un pour l’autre. Quant à ce que nous lisons et entendons, je dirais simplement que je suis en train de découvrir à travers les médias les dirigeants du parti Ennahdha. A l’évidence, ils n’ont pas besoin «d’assistance technique».

BDTECHIE