Libération des membres du groupe sécuritaire en 1989

Le groupe sécuritaire 1 : Il s’agit de partisans du MTI (Mouvement de la tendance Islamique) Rebaptisé en 1989 Ennahdha qui se sont organisés avant 1987 afin de renverser le régime de Bourguiba par un coup d’Etat qui était prévu pour le 8 novembre 1987. Ce groupe se fait appeler aussi « comité de salut national ».

Ce groupe était composé en grande partie par des policiers, des militaires…etc.

Ils ont été arrêtés en novembre 1987. Le Commandant Mohamed Mansouri un des membres du groupe sécuritaire serait mort sous la torture le 1 décembre 1987.

Les autres membres du groupe ont été libérés en vertu d’un accord conclu entre Ben Ali et Rached Ghannouchi (qui a été libéré en mai 1988 et reçu par Ben Ali au palais de Carthage).

Selon cet accord, Ennahdha se « désolidarise publiquement du groupe sécuritaire et s’engage à ne plus infiltrer l’armée et la police et en échange, Ben Ali libère les autres membres du groupe sans les juger ».

C’est ainsi que des libérations des membres du groupe sécuritaire ont eu lieu en 1988 et 1989.

Cependant, il parait que tous les membres du Groupe sécuritaire n’ont pas été découverts et arrêtés en 1987. Ils se reconstitueront à nouveau en vue d’organiser une seconde Tentative de renverser le pouvoir (entre la fin de 1990 et 1991).C’est ce qu’on appelle « le groupe sécuritaire 2 ».

Le quotidien français Le Monde a évoqué ces libérations dans ses éditions du 6 mai 1985

TUNISIE Libération des derniers détenus islamistes

Article paru dans l’édition du 06.05.89

ARCHIVES LE MONDE

 Tunis. _ Les derniers prévenus islamistes emprisonnés pour complot contre l’ancien président Habib Bourguiba ont été libérés, jeudi 4 mai, à l’occasion de la fête musulmane de l’Aid. Il s’agit d’un groupe de cinquante-deux personnes impliquées dans une tentative de complot en novembre 1987. Ces prévenus faisaient partie d’un groupe dit du Salut national comprenant cent cinquante-sept militants islamistes, en majorité des militaires et des policiers. Le groupe avait été devancé de vingt-quatre heures par M. Ben Ali, alors premier ministre, qui écarta M. Bourguiba pour  » sénilité « .

 Un premier groupe de soixante-dix personnes avait été libéré en novembre 1988, à l’occasion du premier anniversaire de l’accession de M. Ben Ali au pouvoir. Trente-cinq autres furent élargies en mars 1989.

 M. Ben Ali avait annoncé, le 9 avril, qu’il soumettrait à la Chambre des députés un projet de loi portant sur une amnistie générale  » pour toutes les personnes ayant été jugées ou fait l’objet de poursuites pour leurs idées ou leur appartenance à une association non reconnue « .

 Plus de dix mille personnes détenues, selon les chiffres officiels, ont été graciées depuis l’accession de M. Ben Ali au pouvoir. _ (Reuter, AFP.)

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