Moncef Marzouki: la plus grande erreur de Rached Ghannouchi

Moncef Marzouki est coutumier du « double discours ». Ceux qui connaissent son parcours politique le reconnaissent. Ceux qui en sont encore sous le charme d risquent de le découvrir bientôt. Car outre « l’autoritarisme « et « l’ego surdimensionné » qui caractérisent l’homme, Moncef Marzouki est un adepte d’un « révisionnisme historique » dans le sens où il réécrit l’Histoire de l’opposition tunisienne en la confondant avec son histoire personnelle. Et surtout, car il s’invente en continu un CV politique de dissident de la première heure.

Ainsi, à en croire le président du CPR, il aurait rompu avec Ben Ali depuis 1987. ( à la vérité Moncef Marzouki n’a rompu avec Ben Ali qu’à partir de février 1994)

A force de s’inventer des mensonges politiques, Moncef Marzouki se fait souvent attraper la main dans le sac, victime de ses propres contradictions.

Un exemple parmi d’autres d’un mensonge politique signé par Moncef Marzouki*

Dans son livre Entretiens « Dictateurs en sursis » où il a été interviewé par Vincent Geisser paru aux éditions de l’Atelier (192 pages) le 22 octobre 2009,

Aux pages 86-87 ( lire pages scannées ci-dessous), en réponse à la question de Vincent Geisser sur ses rencontres avec Rached Ghannouchi , Moncef Marzouki reproche à ce dernier son soutien à Ben Ali en novembre 1987 quand Rached Ghannouchi s’est fendu d’une déclaration publique à Ben Ali :

« j’ai confiance en Allah et en Ben Ali ».

Moncef Marzouki qualifie le soutien de Rached Ghannouchi à Ben Ali en novembre 987 de:

«la plus grande erreur de sa carrière politique »

ajoutant que

« cette prise de position l’avait choqué ».

Pourtant, 2 ans plus tard (en 1989) le même Moncef Marzouki (choqué ?) a voté Ben Ali pour les présidentielles de 1989 (cliquez ICI) et s’était même fait remarquer par un article paru au quotidien Assabah dont le titre est « Ben Ali : les jeunes et le Sud ». (où il appelait Ben Ali à ne pas oublier les jeunes et le Sud)

Un soutien que Ben Ali a apprécié et a valu à Moncef Marzouki d’être « élu » Président de la Ligue Tunisienne des droits de l’Homme (LTDH)  en 1989  grâce aux voix des dirigeants de la Ligue pro-RCD.

A force de s’inventer des mensonges politiques, Moncef Marzouki se fait souvent attraper la main dans le sac, victime de ses propres contradictions.

*Le Blog de Sami Ben Abdallah publiera bientôt une série d’enquête sur tous les mensonges politiques de Moncef Marzouki.

BDTECHIE