Ahmed Manai sur Aljazeera en juin 2008

Ahmed MANAI: Ancien expert international auprès de l’ONU, titulaire d’un doctorat en stratégie économique, Ahmed Manaï a chèrement payé son engagement politique en faveur d’une démocratisation de la Tunisie.

 Manaï avait eu le tort d’oser défier le nouveau régime de Carthage en présentant sa candidature indépendante aux élections législatives d’avril 1989. Il a aussi défendu la légalisation de Ennahda en tant que parti.

 A son retour en Tunisie, il a été arrêté en 1991 et torturé dans les locaux de la police politique.

 Après sa libération, il a pu fuir lui et sa famille vers la France, Ahmed Manai s’est exilé en tant que réfugié politique en France. A Paris, il fait partie d’un comité d’information formé avec deux membres de Ennahda. Trois mois plus tard, il découvre la seconde tentative de coup d’état de Ennahda (1991) et décide de prendre ses distances avec ce parti (il revient sur ces éléments dans son intervention à Aljazeera ci-contre).

 Il est cofondateur en janvier 1993, du Comité Tunisien d’Appel à la Démission du Président Ben Ali et pour la Constitution d’un gouvernement provisoire d’unité nationale.

 En 1995, il a publié son premier ouvrage « supplice tunisien, le jardin secret du général Ben Ali » aux éditions La découverte, préfacé par l’écrivain Gilles Perrault.

 

Durant ses années d’exil, Ahmed Manai était un des leaders d’opposition les plus actifs. Il dénonçait régulièrement les dérives du régime et défendait les prisonniers politiques dans les conférences internationales. Il a participé à la rédaction au celèbre ouvrage « Notre ami Ben ali ». Il a fondé l’institut Tunisien des relations internationales.

 Ses activités politiques lui ont valu d’être agressé en France en 1996 et en 1997.

A la fin de 2008, il est rentré dignement en Tunisie tout en refusant de faire une déclaration favorable au régime. En Tunisie, il a vécu sous surveillance et n’a pu retrouver sa liberté qu’après le départ de Ben Ali.

 

 

 

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