Moncef Marzouki – Kamel Eltaief: la vérité…

Depuis la chute de Ben Ali,  M.Kamel Eltaief  (principal conseiller de Ben Ali  jusqu’au milieu de 1992) a répété plus d’une fois qu’il s’était opposé à Ben Ali en 1992 à cause de son désaccord avec ce dernier sur la répression de la Ligue tunisienne des Droits de l’Homme. Car M. Kamel Eltaief, comme il le souligne souvent, serait « un homme de principe et est attaché aux libertés » (Selon lui).

Or, M.Moncef Marzouki (l’actuel Président du congrès pour la République) qui était président de la Ligue Tunisienne des droits de l’Homme de 1989 à 1994 a apporté un démenti à la version de M.Kamel Eltaief et l’a fait savoir dans un texte inconnu du grand public et paru dés le 14 Novembre 2001.

Par conséquent, la question se pose : Qui a dit la vérité et qui a menti ?

La version de M.Moncef Marzouki parue le 14 Novembre 2001 à Tunisnews (ce texte est inconnu du grand public tunisien)

M. Moncef Marzouki est catégorique:

 « Aucune personnalité de l’intérieur du régime n’avait exprimé à l’époque un quelconque soutien à la ligue Tunisienne des Droits de l’Homme, ni même parmi ses anciens membres »

 Congrès Pour la République (CPR): Mise au point. Paris, le 14 novembre 2001

Dans un entretien accordé au journal aqlam on line pour son troisième numéro à paraître dans quelques jours, le docteur Moncef Marzouki, président du Congrès Pour la République, a déclaré en sa qualité d’ancien président et de président d’honneur actuel de la LTDH ( Ligue Tunisienne de la Défense des droits de l’Homme ) que la dissolution de la ligue le 14 juin 1992 est intervenue dans le cadre d’un feuilleton connu de mainmise et de domestication de toutes les organisations indépendantes de la société civile.

L’ancien président de la ligue a ajouté que la ligue était à l’époque la seule forteresse ayant résisté au régime. A l’intérieur et autour de cette forteresse, les forces restantes de la société civile ont pu faire échouer le plan du régime voulant instaurer le fascisme.

Le Dr Marzouki est affirmatif : « Aucune personnalité de l’intérieur du régime n’avait exprimé à l’époque un quelconque soutien à la ligue, ni même parmi ses anciens membres », répondant ainsi aux déclarations de Kamel El-Taïef au journal le Monde le 30 octobre dernier (30 octobre 2001).

La ligue a du compter uniquement sur ses propres moyens et le soutien de la société civile nationale, arabe et internationale, a rappelé M. Marzouki.

Le CPR tient à cette mise au point parce qu’il refuse de cautionner une manœuvre politicienne constituant une atteinte grave à la mémoire collective de notre pays.

Par ailleurs, le CPR s’étonne du silence complice qui a entouré cette affaire, et exprime à cette occasion sa stupéfaction devant la qualification d’années libérales ( les années 1991-1994 ), alors qu’elles ont été les plus noires. La lutte contre la dictature ne devant pas se faire par des allégations qui font fi de la réhabilitation du politique que notre peuple est en droit d’attendre de nous.

Le CPR n’hésitera pas à apporter son soutien, comme il l’a toujours fait, à toutes les victimes de la dictature policière tant qu’elles œuvrent pour l’intérêt national de notre patrie.

Paris, le 14 novembre 2001

Pour le Congrès Pour la République

Le responsable de l’information : Chokri HAMROUNI

Source: Tunisnews du 14 Novembre 2001

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