Quand Interpol découvrait les trafics en Tunisie…

Rarement trafics, corruption, dilapidation des deniers publics, ont pris une telle ampleur. Beaucoup spéculent, notamment dans le bâtiment et l’immobilier, d’autres importent tapis, bijoux, diamants, sous le couvert de la valise diplomatique ; l’un profite de sa position pour vendre à tous les hôtels et hôpitaux du pays les tableaux de sa femme, artiste-peintre, paraît-il ; tel autre, moyennant juste rétribution, abandonne à un pays voisin une partie des eaux territoriales ; d’autres encore revendent des villas de fonction, s’attribuent gratuitement des terrains de la municipalité qu’ils président, confisquent des usines de conserves appartenant à l’Office national des pêches.

Il arrive, parfois qu’un trafic soit découvert… par Interpol ; on se hâte de l’étouffer en désignant un bouc émissaire. Tel le récent scandale des douanes : pendant plus de quatre ans, des camions transcontinentaux, chargés de toutes sortes de marchandises (téléviseurs, machines à laver, mobylettes…) ont pu clandestinement débarquer au port de Tunis, en sortir, décharger leur cargaison et repartir tout aussi secrètement vers l’Europe ; de très hautes personnalités seraient impliquées ; mais depuis l’arrestation de quelques réceptionnistes et autres agents subalternes, l’affaire paraît entendue.

C’était la Tunisie avant 1975

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