Sami Ben Abdallah puni car tête dure

20/09/2011 | Jamel Dridi . LES ECHOS. Sami Ben Abdallah puni car tête dure .Toujours dans le même registre de la liberté d’information, il y a des signes inquiétants qui se multiplient.

Après le journaliste imed Barboura, écarté du journal télévisé en raison d’une vrai interview, non pas d’un simulacre ou les questions sont connues à l’avance par l’interrogé, c’est à Sami ben Abdallah de faire l’objet de toutes les attentions. Sami Ben Abdallah, blogueur de son état – et je vous invite à aller consulter largement son blog- a gagné la fève, le grand prix !. Il a eu droit au grand cadeau hérité des vilaines habitudes du passé. Merci Sami de nous faire partager quotidiennement ton histoire sur ton blog! Son histoire est abracadabrantesque mais, hélas, bien vrai. Il serait trop long de l’expliquer – je vous renvoie à son blog (http://samibenabdallah.rsfblog.org) – mais en synthèse, il s’est vu interdire de quitter le territoire tunisien et a été interrogé plus de 8 heures parce qu’il aurait envoyé des sms peu amènes à une autre personne qui l’aurait insulté par sms aussi.

Bref, inutile de vous faire un dessin, des moyens et une rapidité dignes d’une série policière américaine ont été mis en place pour arrêter et interroger Sami Ben Abdallah pour une simple affaire de sms. On lui a donc cuisiné une affaire délictuelle sur mesure pour l’embêter un peu politiquement vu tout ce qu’il débite sur quelques personnalités tunisiennes (c’est vrai que Sami, en plus d’être tunisien, a un point commun avec Beji Caid Essebsi. Non, non, ils ne sont pas copains mais si l’un est un «tueur verbal » l’autre est un « tueur de la plume » (il me pardonnera cette expression). Mais comme il le dit, le plan machiavélique n’a pas marché. C’était sans compter sur ce coté malin que tout tunisien possède car M Ben Abdallah, sentant le traquenard, avait fait constater par huissier les sms insultants qu’il avait reçus. Décidément, trop malins ces tunisiens mais inquiétantes les mauvaises habitudes consistant à fabriquer des fausses affaires pour jeter quelqu’un en prison. On dirait qu’on est revenu en arrière !

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