Communiqué de RSF sur Sami Ben Abdallah

LA RÉPRESSION DES MOUVEMENTS DE PROTESTATION DÉMOCRATIQUES CONTINUENT DE FAIRE DES VICTIMES AU SEIN DE LA PRESSE ; LE MAROC ET LA TUNISIE TOUJOURS TENTÉS DE MUSELER L’INFORMATION

PUBLIÉ LE JEUDI 15 SEPTEMBRE 2011. MIS À JOUR LE MERCREDI 14 SEPTEMBRE 2011

TUNISIE

Sami Ben Abdallah, blogueur tunisien vivant en France, a été interdit de quitter le pays, le 6 septembre dernier, alors qu’il était à l’aéroport international de Tunis-Carthage, pour prendre un vol pour Paris. Alors qu’il s’apprêtait à embarquer, à 18h45, les autorités de l’aéroport l’ont averti qu’elles avaient obligation de “demander l’avis du ministère de l’Intérieur afin de savoir s’il fallait le laisser partir ou le retenir”. Le ministère s’est alors opposé à son départ et a fait parvenir à Sami Ben Abdallah, à 21h30, une convocation lui enjoignant de se présenter “dans les plus brefs délais” dans les locaux de la police judiciaire, suite à une plainte qui aurait été déposée contre lui, le 3 septembre dernier. Sami Ben Abdallah a été interrogé dès le lendemain matin, pendant huit heures, sans pouvoir avoir accès à son avocat, Me Karim Jouaihi. Officiellement, le blogueur a été interpellé pour avoir envoyé des SMS injurieux. Les messages incriminés seraient en fait des réponses à des menaces et insultes dont il avait lui même été victime, et pour lesquels il vient de déposer plainte..

Ses proches affirment que son arrestation a été motivée par ses écrits, publiés sur son blog et très critiques à l’égard des dirigeants politiques actuels. Sami Ben Abdallah a, entre autre, publié une série d’enquêtes sur Kamel El-Taief, un homme d’affaires proche de l’ancien président Zine el-Abidine Ben Ali.

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